Halte

Du soleil au soleil

Entre hier et aujourd’hui

La nature toujours et ses merveilles

Possible oubli de la bêtise humaine.

J’ai entendu ce matin, la femme rouée de coups dans le bus pour un masque. Les humanitaires français tués au Niger.

A l’horizontale

Sous les tuiles rouges brûlantes les murs étincelants.

Sous le ciel bleu les oiseaux ailes déployées comme de longues ombrelles.

Sous le vent léger les feuilles bruissantes des arbres.

Lorsque les pieds ne touchent pas terre, je ne suis qu’un élément parmi les autres. La vie se balance. Tantôt oui, tantôt non.

L’odeur de la terre se colle à la mémoire et ramène au chemin des herbes hautes de l’enfance. Aux abricots juteux. Aux prunes fendues sucrées qui tachent le petit débardeur blanc.

Lorsque le hamac me berce tantôt hier, tantôt demain, je ne suis que l’instant et rien ne presse.

Plus d’un an d’attente et enfin récompensée. Ma déracinée se décide à fleurir. Elle est d’une majesté gracile qui m’émeut.

Comme tout le monde

Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes cris d’enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. dans les éclats de sucre et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l’autre. Un oubli après l’autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux.

Christophe Sanchez

Océan

Je n’ai pu aller comme prévu à l’océan, il est venu à moi grâce à quelques coquillages rapportés dans mes valises lors de précédentes escapades.

A mon oreille, les vagues. A mes yeux la ligne d’horizon loin devant.

Dans mes cheveux un vent de liberté.

A mes pieds la mer