Au creux

Elle tient la nuit
au creux de sa main
ne sait qu’en faire

La jeter à la lune,
aux chiens qui hurlent

Je tiens à la vie,
Aux petits matins          

              Aux cerfs-volants dans les dunes

 

Dis moi

regards coupants
sur le fil de vie.

Le verre blanc brisé
Ne porte pas bonheur
Tu le sais bien

Je me demande
quand
Les griffures d’orties
sont devenues crevasses

Vous

Je ne sais que choisir

Vos yeux renversants
Votre sourire éblouissant
Votre esprit brillant

Vos bougonnements
Vos propos choquants
Vos abandons

Je garderai tout
Un coin de rue à déjeuner
Vous en contrejour

Je vous garde comme une richesse.

(à K)