Rentrée 2

Un masque sur la bouche et le nez

Paris odorat masqué

Les yeux se plissent, deviner la grimace

De ce temps à oublier.

Nous marchons sous les marronniers

Autour de l’église Saint-Lambert.

Je ramasse un marron peut-être contaminé

Ma poche est trouée et mes rêves sont vides.

Comme tout le monde

Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes cris d’enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. dans les éclats de sucre et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l’autre. Un oubli après l’autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux.

Christophe Sanchez

Jour 7

J’ai quitté Paris il y a maintenant 8 jours. Je suis installée dans notre maison avec tous mes tissus, cahiers, crayons et autres matériaux.

Nous avons la chance de profiter d’un jardin et surtout d’espace à vivre.

Les premiers jours ont été consacrés à la mise en place du stock nécessaire à notre quotidien. Nous n’avons guère tendance à stocker et nous sommes trouvés quelque peu pris au dépourvu. Prévoir pour deux mais pour combien de temps… quels produits ? En quelle quantité ?

La vie petit à petit s’ est construite dans un confinement quasi total. Mon mari lui travaille et part pour plusieurs jours d’affilée à Paris. Ses patients pour la plupart âgés et dépendants l’attendent.

J’attends, moi, son retour. Dans l’inquiétude. Mes applaudissements de 20H00 ne sont pas vaccin.

Tenir. Mais pour combien de temps encore ? Le découragement à pénétré l’espace vide de la grande maison.

Il m’a fallu le soleil dans le jardin, les attentions de Mistie et quelques heures de Qi Gong – merci maître Ke Wen – pour reprendre pied. Planning serré pour demain, occuper la maison et les heures.

S’ancrer à la Terre.