Rentrée 2

Un masque sur la bouche et le nez

Paris odorat masqué

Les yeux se plissent, deviner la grimace

De ce temps à oublier.

Nous marchons sous les marronniers

Autour de l’église Saint-Lambert.

Je ramasse un marron peut-être contaminé

Ma poche est trouée et mes rêves sont vides.

Plus d’un an d’attente et enfin récompensée. Ma déracinée se décide à fleurir. Elle est d’une majesté gracile qui m’émeut.

L’évolution des espaces

Les pentes noires des reliefs coulaient du ciel, lissées par des millions d’hivers. La vallée s’ouvrait, large, protégée par le piémont sur sa bordure nord. Parfois un sommet de 6000 mètres signalait sa présence. Qui s’en souciait ? Les animaux n’y montaient pas. L’alpinisme n’existait pas en ces parages. Les dieux s’étaient retirés. Des ravines griffaient les versants, comme si l’eau refusait de descendre c’est à dire de mourir. Il faisait -20 °C.

La panthère des neiges – Sylvain Tesson

Une fin

Elle l’a suivi du regard
Il a tourné le coin de la rue
ne s’est pas retourné

Elle a senti
son cœur se détacher
et tomber plus bas que.

Elle a imaginé
de longues heures durant
son corps gracile
revenir vers elle.