Au creux

Elle tient la nuit
au creux de sa main
ne sait qu’en faire

La jeter à la lune,
aux chiens qui hurlent

Je tiens à la vie,
Aux petits matins          

              Aux cerfs-volants dans les dunes

 

Faux semblants

Elle se lève et range tout
une chape de brouillard déposée
Sur les pelotes dévidées

Cuisson à l’étouffée
Pas un son ne sort
De son corps marmite

Elle peut fermer la porte
Et sortir tranquille

Rien ne transparaîtra.