Au creux

Elle tient la nuit
au creux de sa main
ne sait qu’en faire

La jeter à la lune,
aux chiens qui hurlent

Je tiens à la vie,
Aux petits matins          

              Aux cerfs-volants dans les dunes

 

Lundi matin

Elle se demande
qui a bien pu pleurer autant.

Elle se dit que le plomb fondu,
forges du temps qui passe,
a saisi le ciel

dans un silence assourdissant.

Faux semblants

Elle se lève et range tout
une chape de brouillard déposée
Sur les pelotes dévidées

Cuisson à l’étouffée
Pas un son ne sort
De son corps marmite

Elle peut fermer la porte
Et sortir tranquille

Rien ne transparaîtra.

Au matin

Elle ouvre délicatement
La bourse de velours rouge,
Perles noires, bracelet fleur.

Avant d’ouvrir la porte,
Un dernier coup d’œil dans le miroir,

la vie,aujourd’hui, sera bijou.