Penses y

Étrange
Entre deux mondes

Lourd
Ciel de plomb

Longs couteaux
La liste s’allonge

Tu clignes des yeux
Dans le petit matin
Tu ris et tu pleures

Tu prendras ton élan
Enjamberas ce caniveau
Tu n’y tomberas pas
Tu es bien plus forte qu’eux
Penses y

Ce soir

Difficile de réaliser que ce soir à vingt heures, j’assisterai au concert
de Paul McCartney à l’Arena popb de Bercy.
Paul rencontre John Lennon en 1957 et fonde un premier groupe « The Quarrymen » qui avec l’arrivée de Ringo Starr et Georges Harrison deviendra le groupe mythique « The Beatles »…
A la dissolution de celui-ci il fonde, en 1970, le non moins connu groupe « Wings » avec sa femme Linda.

Cet homme de 73 ans jouera donc ce soir et j’aurai devant moi, sans nul doute, l’un des plus grands bassistes de tous les temps et le co-auteur des plus belles chansons des Beatles.

Un homme engagé depuis de nombreuses années dans multiples causes dont le bon traitement envers les animaux, la lutte pour l’interdiction des mines antipersonnel et la fin du conflit israélo-palestinien.

Ce concert sera un moment unique, une rencontre avec un mythe musical.
Je vous raconterai…

loin devant

Elle se dit
qu’elle vient de vivre
une journée peu ordinaire.

un goutte à goutte
douloureux.

Elle se dit que le temps
d’hier était heureux

qu’ils étaient jeunes et rieurs
que la vie s’offrait à eux loin devant.

Laisser couler

le ciel enfin
crève l’abcès

il pleut à chaudes larmes,
les siennes dit-elle.

Il a fallu ce jour entier
pour que le ciel ouvre
enfin ses valises trop lourdes.
Trop lourdes.

A en pleurer.
Les miennes, je me dis.

Nos larmes.
Larges et puissantes
comme des mains
qui supporteraient
le monde.

Comme des mains.
Y poser son visage

Et laisser couler

« E justo »
beau à nous réconcilier avec la vie.

http://dai.ly/x43wby8

Jour de mars

Il pleut des hallebardes dit-elle. Elle en rit intérieurement, elle pense à son chapeau rouge accroché dans l’entrée. Il lui a bien servi ce matin pour ses quelques courses. A peine sortie, un rideau de pluie battante. Passer entre les gouttes impossible. Alors ne pas courir marcher sereinement. Le rouge protège.

Une fois rentrée, elle s’est assise à son bureau.

Elle a choisi de le placer devant la fenêtre.Face au ciel et à ses facéties. Elle y verra sans aucun doute cet après-midi le reflet des nuages aux fenêtres de l’immeuble d’en face, le soleil jouer avec la pluie. Et ce sera très bien ainsi.

Volontés

J’aurais aimé des jours doux
J’aurais aimé un passage vers l’hiver moins étroit
J’aurais aimé des trottoirs chargés de rires

Qu’as tu fait ?
Tu as tant entre les mains
Tu peux construire, aimer, partager

Je veux demain
Une jeunesse volontaire, rieuse
Je veux des femmes libres de corps et d’esprit
Je veux des hommes engagés mais désarmés

je veux toi, moi, vous
Vibrants

Je nous veux VIVANTS