Songbook – Benjamin Biolay

Première écoute ce matin du nouvel album de Benjamin Biolay et Melvin Poupaud.

Un livre de souvenirs que l’on feuillette avec :

Ses chansons qu’il reprend (Bien avant, ballade française). Élégance toujours. La voix enrobe, ravit.

Des chansons écrites pour d’autres – Salvador (jardin d’hiver), V. Paradis et puis ce trésor composé pour Juliette Gréco « déjeuner de soleil » tiré de l’album « Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez »

https://youtu.be/b-WEW8

Et enfin quelques trésors choisis on ne sait pas quelle magie, « souffrir par toi » de Julien Clerc sobrement interprété et « la noyée » perle de Serge Gainsbourg.

Quel soin et quelle intelligence avez-vous encore une fois apporté à cet album ! Une réussite.

Monsieur Biolay, merci pour ce délicieux moment.

Vous

Je ne sais que choisir

Vos yeux renversants
Votre sourire éblouissant
Votre esprit brillant

Vos bougonnements
Vos propos choquants
Vos abandons

Je garderai tout
Un coin de rue à déjeuner
Vous en contrejour

Je vous garde comme une richesse.

(à K)

Ce soir

Difficile de réaliser que ce soir à vingt heures, j’assisterai au concert
de Paul McCartney à l’Arena popb de Bercy.
Paul rencontre John Lennon en 1957 et fonde un premier groupe « The Quarrymen » qui avec l’arrivée de Ringo Starr et Georges Harrison deviendra le groupe mythique « The Beatles »…
A la dissolution de celui-ci il fonde, en 1970, le non moins connu groupe « Wings » avec sa femme Linda.

Cet homme de 73 ans jouera donc ce soir et j’aurai devant moi, sans nul doute, l’un des plus grands bassistes de tous les temps et le co-auteur des plus belles chansons des Beatles.

Un homme engagé depuis de nombreuses années dans multiples causes dont le bon traitement envers les animaux, la lutte pour l’interdiction des mines antipersonnel et la fin du conflit israélo-palestinien.

Ce concert sera un moment unique, une rencontre avec un mythe musical.
Je vous raconterai…

loin devant

Elle se dit
qu’elle vient de vivre
une journée peu ordinaire.

un goutte à goutte
douloureux.

Elle se dit que le temps
d’hier était heureux

qu’ils étaient jeunes et rieurs
que la vie s’offrait à eux loin devant.

Laisser couler

le ciel enfin
crève l’abcès

il pleut à chaudes larmes,
les siennes dit-elle.

Il a fallu ce jour entier
pour que le ciel ouvre
enfin ses valises trop lourdes.
Trop lourdes.

A en pleurer.
Les miennes, je me dis.

Nos larmes.
Larges et puissantes
comme des mains
qui supporteraient
le monde.

Comme des mains.
Y poser son visage

Et laisser couler

« E justo »
beau à nous réconcilier avec la vie.

http://dai.ly/x43wby8

D’où je suis

Tout est affaire de place.

Choix du strapontin
de la chaise ou du fauteuil.

tomber de haut ou
ras de terre un petit banc d’enfant

Une place, juste une place
où il fait bon vivre, lire

ouvrir les paquets
« textoter » avec mon Anglais préféré

« Le sac est réversible,
je t’aime ma belle »
dit-elle

« une double chance,
comme une pièce de monnaie
qui tomberait sur le chant »
dit-il

Ils sont là
où je suis,
petit banc, oui,
petit banc dans Paris.

Tu as effleuré ses doigts
Tu as caressé sa main
Large et rassurante

Et tu te demandes
Où se porterait ton regard

Si elle ne t’ouvrait pas le chemin.