J’aime
J’aime tant
que tu sois
que tu sois là dans mes parages

douleur
la flamme vacille
peut-être que
que ce serait mieux
je m’enlise dans
dans les limbes du doute

J’aime
J’aime tant
que tu sois
que tu sois là dans mes parages

silence
immensité de l’absence
peut-être que
que ce serait mieux
je me perds dans
les choix

J’aime
J’aime tant
que tu sois
que tu sois là dans mes parages

Sourires
Regards croisés
peut-être que
ça ne peut être mieux
ne pas penser
vivre l’instant.

Une fin

Elle l’a suivi du regard
Il a tourné le coin de la rue
ne s’est pas retourné

Elle a senti
son cœur se détacher
et tomber plus bas que.

Elle a imaginé
de longues heures durant
son corps gracile
revenir vers elle.

Jour de pluie

Rideau de pluie incessante
Des flaques trous d’ombre

les pensées noires s’emmêlent
Au gris des rues

Les pleurs s’insinuent
Au corps douloureux

Il s’en est fallu de peu
Pour que ce matin
Elle refuse de vivre
Ce jour là.

loin devant

Elle se dit
qu’elle vient de vivre
une journée peu ordinaire.

un goutte à goutte
douloureux.

Elle se dit que le temps
d’hier était heureux

qu’ils étaient jeunes et rieurs
que la vie s’offrait à eux loin devant.

Laisser couler

le ciel enfin
crève l’abcès

il pleut à chaudes larmes,
les siennes dit-elle.

Il a fallu ce jour entier
pour que le ciel ouvre
enfin ses valises trop lourdes.
Trop lourdes.

A en pleurer.
Les miennes, je me dis.

Nos larmes.
Larges et puissantes
comme des mains
qui supporteraient
le monde.

Comme des mains.
Y poser son visage

Et laisser couler

« E justo »
beau à nous réconcilier avec la vie.

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Lundi matin

Elle se demande
qui a bien pu pleurer autant.

Elle se dit que le plomb fondu,
forges du temps qui passe,
a saisi le ciel

dans un silence assourdissant.

Être

Prendre soin de…

Ne pas se noyer
Dans la flaque

Ne pas perdre
Son nord

Prendre soin
D’être
Une présence
Un reflet

Soi
A la lumière du jour.