Une fin

Elle l’a suivi du regard
Il a tourné le coin de la rue
ne s’est pas retourné

Elle a senti
son cœur se détacher
et tomber plus bas que.

Elle a imaginé
de longues heures durant
son corps gracile
revenir vers elle.

Jour de pluie

Rideau de pluie incessante
Des flaques trous d’ombre

les pensées noires s’emmêlent
Au gris des rues

Les pleurs s’insinuent
Au corps douloureux

Il s’en est fallu de peu
Pour que ce matin
Elle refuse de vivre
Ce jour là.

loin devant

Elle se dit
qu’elle vient de vivre
une journée peu ordinaire.

un goutte à goutte
douloureux.

Elle se dit que le temps
d’hier était heureux

qu’ils étaient jeunes et rieurs
que la vie s’offrait à eux loin devant.

Laisser couler

le ciel enfin
crève l’abcès

il pleut à chaudes larmes,
les siennes dit-elle.

Il a fallu ce jour entier
pour que le ciel ouvre
enfin ses valises trop lourdes.
Trop lourdes.

A en pleurer.
Les miennes, je me dis.

Nos larmes.
Larges et puissantes
comme des mains
qui supporteraient
le monde.

Comme des mains.
Y poser son visage

Et laisser couler

« E justo »
beau à nous réconcilier avec la vie.

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Andalucia

Il aura fallu

des heures et des heures
D’un lourd sommeil
Pour effacer les peurs
Les nuits de veille

Il aura fallu

Le soleil d’Andalousie
Le chant du cantaor
Pour reprendre vie
Et danser alors

La douleur et la grâce
Du flamenco.