mots de deux * funambule 54

– Il te ferait passer les pas des portes
– j’aime bien ces mots là

– J’aimerais ne plus trébucher

 
 -et laisser échapper des lumières bleues

 
– arrondir les arrêtes des encadrures pour ne pas laisser pénetrer les épines
ou éviter les bleus aux jambes, l’electricité aux coudes

 
– passer les ronces

 
– ne pas avoir à jouer des coudes pour passer…
il te ferai le passage large, ouvert au mauve des nuits douces

 
y a t-il une porte ? Passez !
et passez, oui, passons !

 
– des tissus de soie sous nos pas

 
on ne s’y prendra pas les pieds
on ne tombera pas…

le régal du rire pas volé.
On l’a pas volé ce rire
on a assez pleuré pour ce rire là, celui là et pas un autre !
histoire de funambules un lundi soir…
On dirait que la Terre est ronde, d’ac ?

Boitier rouge * funambule 53

Boitier rouge

La vie en dedans

 

La galette contient tout

Ce qui est toi, moi

 

Ce qui nous tient sur le fil

Images plein les yeux…

 

Et ton rire dans mon rire

Ta voix mélée à la mienne

 

Repeat, repeat…

Tatouer ces moments

 

Petite  pelote,

Tu es la trame

Le fil de ma vie

 

Funambule,

Je sais que tout

Tout est possible

 

Avec toi

 

Merci, merci d’être là

Jolie môme, j’en ai le rimmel qui fout l’camp…

Merci * funambule 51

ah oui, il ne faut pas oublier de dire…

 

merci aux trains qui montent vers Paris

merci aux bus qui transportent

merci aux rails qui défilent sous l’oeil des caméras

merci aux valises folles ; premiers rires

merci Marie Laforêt

merci Jean-Phi

merci les ordinateurs et les téléphones

merci petit Port de l’Arsenal

merci les terrasses chauffées de la Place de la Bastille

 

J’en ai oublié sans doute qui ont participé à cette merveilleuse équipée !

 

C’est fou, c’est dingue

Merci Doucette, merci Pelote, merci Brigitte (heu c’est la même, nous ne vivions pas à quatre)

 

Et merci à Dominique et Thierry qui nous ont laissés vivre ces moments formidables

 

Merci la vie, viva la vida

 

 

Ces quelques jours * funambule 50

Dans ma poche

Au fond de son sac

 

Au creux de ses mains

Dans mes yeux

 

De l’eau claire

Du bruit douceur

 

Un presque rien

Un tout bienheureux

 

Un instant d’éternité que

ces quelques jours

 

                      A ma Pelote, ma Doucette

                         Paris, un mois d’octobre

 

L’amour, ce serait * funambule 49

« Moi je préfère protéger. Quand on aime, on doit cela. On doit, avec une volonté et une douceur enveloppante. »

  Brigitte Giraud – http://paradisbancale.over-blog.com

 

 

Angelin PrejlocajSans doute albatros à ne pas vouloir comprendre qu’il y aurait combat.

Heurtée, écorchée par ce que l’on appelle amour et qui est feraillement. Il est douloureux de devoir se faire une place, de défendre un droit à être aimée, respectée.

L’amour, ce serait une pépite, un caillou blanc tout lisse et tout rond à garder au fond de la poche. Un bracelet de grelots, une musique douce qui vibre à chacun de nos pas.

Protéger, être protégée. Une lune ronde à embrasser pour atteindre la conscience de soi et de l’autre. Une force, un équilibre.

 

Un territoire certain à atteindre. Un espace suspendu, hors du temps où poser ses valises.

A quatre yeux, à deux mains, vivre et respirer le monde.