Silence

La voix s’est perdue
Au détour d’un mot.

Ils

Elle pense à lui. Lui qui n’est pas là. L’absence s’enroule au tamisé du sans jour. Il faudrait qu’un rayon crève la peau.Peau de chagrin qui enserre son corps mort. Morsure du silence à son oreille.
Elle pose sur ce vide, un jeté de mots. Ses mots à lui sur le blanc de sa peau douce à elle. Douceur des sons. Son ombre à portée de lumière. Lumineuse rencontre. Contre. Sens en éveil. Dormir un peu.
Peu importe le lieu. Elle est le Nord. Il s’y perdra. Elle l’attend.

Désaccordés

Il pleut des cordes. A se pendre. Aux rayons du faux jour. Faux plafond que ce ciel. Cloche pied vers l’enfer. Dernier caillou a jeter. Carreau cassé. Le vent s’engouffre. Tempête. Lampe dans la nuit. Trouve mon chemin. Ferme la fenêtre.

En tout poing

Tu as oublié les mots
Peut être même
Ne les as tu jamais su

Tu as appris les coups
Coup du sort
Mauvais

Nous avons appris
L’amour et le respect
A nos enfants

Que t’ont appris tes parents ?
Peu sans doute
Mal c’est certain

Nous souffrons
Mais je te plains
D’avoir si peu d’humanité.