Ombres

Moi un peu...un peu de moi... 1228M »allonger

             à l’ombre de

                         ta lumière

                                       dansante

                         sous tes ombres

              paupières fardées

découpes chinoises

 

                            Attrape mes reflets

               plonge dans

        le soleil

               tapageur

                            de mon rire brûlant.

 

 

 

Un cri d’alarme

Tu penses

aux poupées démembrées

 

aux araignées dans les coins

 

aux eaux stagnantes

 

aux agresseurs, aux agressés

 

 

Tu voudrais

repriser l’ours vert

 

trouver des bonbec dans ta poche

 

ranger ta brosse à dent

 

Lancer un cri d’alarme.

 

 

Ecouter pour la millième fois cette chanson qui tire les larmes tellement elle dit la vie…

 

 

Un cri d’alarme 2

Ne vous méprenez pas.

Pas un texte d’amoureuse éconduite ou tout au moins pas comme vous l’imaginez. Une amoureuse d’un monde – j’entends déjà les cui cui les petits oiseaux de certains – qui pourrait être.

Il y a de la violence oui. Du bruit et de la fureur, oui. Mais pour autant, ne nous laissons pas envahir par la haine.

 

Cri d’alarme.

 

Je sais les camps.

Je sais les noyés, les frontières

je sais les caves des cités

 

Mais

Je sais qu’il n’y a qu’en Qi Gong qu’il faut sentir en soi les extrêmes.Là où tout s’étire. Se retrouver soi, le Qi.

Ne pas y aller, surtout pas.

 

Rester dans le centre du coeur. Pesé, mesuré. Chacun devrait l’être en toute chose.

Rester ce que nous sommes, des êtres doués, humains.

 

J’y crois.

Tout garder

Ne pas effacer

l’historique surtout

 

Don’t press the key

please

Don’t press the key

 

Fil ténu

accrocher l’hier à l’aujourd’hui

 

Séquencer les jours

les heures

Brider les secondes filantes

 

Don’t move

please

Don’t move.

 

Fuite

Courir

Tu aimerais courir

 

rattrapper

ce qui se sauve

 

sauve qui peut

ma quenouille

 

Partir

Tu voudrais partir

 

quitter,

ce que tu ne connais pas encore,

par peur

 

                                  de ne savoir le garder.

Personne

Tu sentirais presque

le sang battre

 

        à ta tempe

 

                            à ton coeur

 

 

Les fenêtres s’ouvrent

se ferment

 

        à ton regard

 

                             au temps qui va

 

 

Et personne n’entend

le rire des anges

        grelots dans ta gorge

 

la caresse du vent

         dans tes cheveux de soie