Le nom des gens

Ce soir, ce film là.

Le nom des gens avec Sara Forestier – magnifique actrice, Jacques Gamblin qui a des airs de.

 

Une comédie qui a des airs de…

 

De la vie qui n’a rien de tranquille, rien de simple.

 

Une vie étouffée et criante. Rieuse donc douloureuse.

 

 

Tout se mêle et se démêle. Un très beau film.

 

Rire et pleurer. De qui suis-je l’étrangère…

 

  Le Nom des gens

 

Il pleut

Se lever

Ouvrir grand les rideaux

 

il pleut, pleut

encore, encore

 

Faudrait pouvoir s’élever un peu

voir entre les gouttes

 

silence

noir

Se rendormir en attendant.

Il est trop tard, le facteur s’en est allé

Il est parti

sur le chemin

 

fleuri de roses et de jasmin…

 

J’ai appris avec lui

la carte du Tendre,

Gaspard, Bahia,

et la Liberté.

 

Georges Moustaki est mort aujourd’hui,

passe passe le temps

ma jeunesse s’en est définitivement allée avec lui.

 

Sa mort m’attriste terriblement.

 

 

Pensées

Les pensées sont de jolies fleurs. Des fleurs du soir. De celles qu’on offre au déclin du jour.

Je n’aime pas le déclin.

 

Lorsque le temps s’étire vers la nuit

Et nous coupe de tout.

 

De la vie,

De l’embrasement.

 

Lorsque les mots

tuent le jour et installent le silence.

De si jolies bottines

Ils l’ont trouvée là, fracassée, affalée sur un des sièges du bus. Cow girl de série B épinglée par la réalité. Tombée de la pellicule.

Une ville fantôme que Paris ce vendredi soir d’avant vacances. Elle, dernière effigie d’un monde en perdition, tente une dernière équipée sauvage.

Pour tout harnachement, un empilement de bagages usés, monté sur roulettes, tangue à chaque virage.

Elle a sans aucun doute déjà fait la ligne aller-retour à plusieurs reprises tant le sommeil l’a prise.

 

Le vin chavire la tête. Après que la vie s’en soit allée. La vie promise et rêvée. De si jolies bottines brodées de fleurs…

De si jolies bottines pour un si long chemin.

De si jolies bottines, triste vin

De si jolies bottines, amours défuntes

 

 

A l’inconnue du bus 91 – triste destin sur notre si doux chemin.

 

 

 

 

La grande enveloppe * funambule 61

Elle a toujours aimé les enveloppes. Elle les aime encore bien davantage de mois en mois. Elles arrivent, funambules, des nuages, elle veut le croire.

 

Elle aime sur le dessus l’écriture ronde et généreuse. Des volutes, des arabesques fantasques qui racontent des paysages insoupconnés pour qui ne saurait pas « voir ».

 

Elle aime l’aventure qu’est d’ouvrir l’enveloppe et les plus petites contenues à l’intérieur.

 

Elle y trouve des trésors, toujours…que lui envoie une très chère et tendre.

Merci doucette pelote d’être tout simplement ma plus belle…

 

un fil...