Les danses nocturnes

Un sourire est tombé dans l’herbe.

Irrattrappable !

 

Et tes danses nocturnes, où iront-elles ?

Se perdre. Dans les mathémathiques ?

 

De tels bonds, des spirales si pures –

Cela doit voyager

 

Pour toujours de par le monde, je ne resterai donc pas

Totalement privée de beauté, il y a ce don

 

De ton petit souffle , l’odeur d’herbe

Mouillée de ton sommeil, les lys, les lys.

 

Leur chair ne tolère aucun contact.

Plis glacés d’amour propre, l’arum,

 

Le tigre occupé de sa parure…

Robe mouchetée, déploiement de pétales brûlants,

 

Tes comètes

Ont un seul espace à traverser,

 

Tant de froid et d’oubli,

Alors les gestes se défond –

 

Humains et chauds et leur éclat

Saigne et s’émiette

 

A travers les noires amnésies du ciel,

Pourquoi me donne-t-on

 

Ces lampes, ces planètes,

Qui tombent comme des bénédictions, des flocons –

 

Paillettes blanches, alvéoles

Sur mes yeux, ma bouche, mes cheveux –

 

Qui me touchent puis disparaissent à tout jamais.

Nulle part,

 

Sylvia Plath

Ariel

 

 

 


4 réflexions sur “Les danses nocturnes

  1. Cette nuit peut-être viendra-t-elle répandre ses sourires sur mon herbe ? On nous l’annonce … dansante mais fondante comme toutes nos premières neiges d’avant l’hiver … amitié .

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