Noté

Un attrape tout, un attrape rien.

Ne pas oublier ce qui pourrait ou devrait l’être.

 

Tout noter à l’encre noire.

dans le carnet noir.

Une tapette à souvenirs…Y accrocher en guirlande les cartes des uns, les lettres des autres. Le papier orange de chez Mollat.

 

Les rendez-vous à ne pas manquer, les livres à acheter, les expositions à aller voir… Y agrapher les billets d’entrée pour se rappeler. La vie n’est pas un roman. J’existe bel et bien et je l’ai fait, je l’ai vu.

J’ai aimé, je n’ai pas aimé.

Non, je n’ai pas rêvé. C’est arrivé un jour.

 

Mes attrapes-tout

 

Ce carnet ne me quitte pas tout comme celui dans lequel je tricote l’inattendu.

 

Alors oui, j’avais noté il ya quelques temps ce rendez-vous et j’y serai demain après-midi…

 

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Marina – Carlos Ruiz Zafon

 

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Bien sûr après « l’ombre du vent », la barre était haute. Le sujet moins captivant sans doute mais l’écriture est là. Toujours intelligente.

 

Avant dernier chapitre, nos paroles deviennent des mots, encre noire :

 

« …Oscar ignore que tous les contes sont des mensonges, alors que tous les mensonges ne sont pas des contes. Les princes ne sont pas charmants, et les dormantes, si belles soient-elles, ne se réveillent jamais de leur sommeil. Il est le meilleur ami que j’ai jamais eu… »

 

J’aurais pu t’écrire cette lettre, Il faudra que tu la lises. Lorsque nous nous retrouverons…

 

« …Pendant des années, j’ai fui, sans savoir ce que je fuyais. J’ai cru que si je courais plus loin que l’horizon, les ombres du passé s’écarteraient de ma route. »

 

Feu

Soleil qui bat fort

Feu du sang dans les veines

Sève blanche, vie…

papillon étoilé * funambule 37

Des grands pans de ciel

Entre les mains…

 

Les funambules touchent les étoiles, c’est certain. Je crois même qu’elles viennent se tatouer à eux. Des lueurs qui dansent alors au fond des yeux. Des flammèches qui réveillent de l’engoudissement.

 

Elles sont là au bout des cils. A les tenir éveillés. Des lambeaux de lumière gravés en creux. Une calebasse emplie de doutes et de certitudes. Des pépites étoilées… devant les yeux.

 

Se tenir sur le fil de ses certitudes, savoir ce dont on ne veux pas. Oui. Le funambule sait qu’il doit toujours fixer le point d’horizon.

Le point de rencontre.

 

Une place carrée dans une ville ou un jardin. Une silhouette se dessine. Un pas devant l’autre. Doucement, tout doucement. Approcher la lumière.

 

Papillons multicolores, les doigts se tendent, les mains se tiennent. Un équilibre qui se trouve à la croisée des fils.

 

 

Je crois.

Je crois à la douceur exquise de l’instant.

Je crois au tissage des fils

Je crois au miroir des sentiments, au précieux de l’amour.

 

Je crois en nos épuisettes de chasseuses de papillons… Au noir de la nuit mauve.

Défi n° 55 – Espoir

« A TATONS- Vous êtes plongé(e) dans l’obscurité la plus complète » proposé par Tricôtine

 

Pan ! pétage de plombs

Les corps se dissipent

La lumière de l’écran fond

 

L’ombre et la lumière

Se noient dans le néant

Du zéro de l’univers

 

Frontières effacées

Trouver l’allumette

Le chemin à tracer

 

La bougie s’allume

Devant les yeux

La peur s’embrume

 

La vie est encore là…

Derrière le mur

Jolie découverte ce matin : Lisa Portelli

 

Derrière nos murs

Des ombres en flaques

Qui ne demandent qu’à jouer

les passe-murailles

 

 

Et puis cette chanson…

 

En marge

Quadrillage policé

Cuti sur la peau

 

Perles enfilées, des lignes

Adossées à un fil tendu

 

Une frontière à ne pas franchir

Se faufiler à la marge

Du désordre des mots

 

Et mon carnet dit-elle ?

 

Ton carnet est une marge

A lui tout seul, avait-il répondu

 

Taches de son encre bleue

Tombée de l’écriture de ses yeux

 

Dans la marge,

Une annotation