Brouillard

Ce matin,

Dans les plis froissés

D’une nappe grisâtre

La terre s’est habillée

Des lambeaux diaphanes

D’une robe de mariée

 

Des couronnes de fleurs fanées

Posées de guingois

Sur des têtes fantomatiques

Pourraient prêter à rire

Si la peur

Du manque de visibilité

Ne prenait à la gorge

 

Une écharpe de froid

Trop serrée

 

Un manque de souffle…


6 réflexions sur “Brouillard

  1.   Navigation aveugle L’étrave resserrée S’attendre à la secousse Au choc qui déchire Les fibres de nos écorces Sur le rocher sans âme Affleurant sous la lame La figure de proue En robe de mariée Épuise ses grands yeux Et sa traîne liquide A chercher où son rêve Aurait dû l’emmener Et la brume s’insère S’installe, attend, digère Mais si le vent se lève Mais si le vent se lève

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  2. « Le vent se lève », écrit JM, « mains nouées » toi, tu écris plus bas. Un collage des deux serait juste peut-être. « Le vent se lèvera les mains nouées. »   La traîne de la robe de mariée comme un vêtement accessoire, qui vole dans le grand vent. Tes cheveux y flottent.    

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