Du droit de débattre

Nous avons cette possibilité oh combien précieuse de pouvoir débattre !

De débattre sur les grands faits du monde, sur l’avenir de la planète et de l’Homme.

 

Nous avons cette chance inouïe d’être tous différents les uns des autres

De ne pas partager la même religion, de ne pas parler la même langue

 

Je peux prendre les armes que sont les mots

Ceux qui me viennent du coeur

Pour soutenir un ou une amie

Pour soutenir un peuple, une idée

 

En aucun je ne peux imaginer utiliser

Au nom d’une quelconque morale

Les mots pour parler au nom de quelqu’un

Mettre des faits sur la place publique

Clouer des ailes de papillon au pilori

 

Je crois que l’amour est un au-delà de tout raisonnement

Qu’il est une vague, une déferlante

 

Il nait là, implacable, indomptable

N’est le fruit d’aucune règle

Ne compte pas les élus

 

Je vois là, bien loin de tout débat humain

Une dentelle marine bordée d’écume

Qui vient mourir sur le sable

les grains dorés brillent au soleil…

 

L’Amour est multiple, aussi grand que la Terre et le Ciel.

à écrire…

J’avais noté sur la première page de l’agenda 2011 :

    « Ne pas oublier:

          – de rire

          – de pleurer

          – d’aimer

          – de tendre l’oreille »

 

Je tourne les pages de cette année passée et

 

Oui j’ai ri à en perdre haleine, dans les trains, les RER, dans la nuit à Paris. De ce rire sonore qui roule en déferlantes.

 

J’ai ri à en pleurer, car oui j’ai pleuré. Des petites larmes du gris du jour qui naissait, du gris du wagon qui me transportait.

J’ai pleuré en fleuve. Charriant tout le noir de la vie. A toujours tout vouloir comprendre, vouloir « croire en ». Le rimmel a foutu le camp, oui bien souvent.

 

Et aimer… ah oui j’ai aimé à la folie, pas du tout…en funambule, en pantin grotesque. J’ai aimé au lever du soleil, au tomber de la nuit. Lorsque le coeur se fendille à croire que la vie va s’arrêter là.

 

Rires et larmes mêlés, en tendant l’oreille…

                                           j’entends,j’entends demain

                                                                   page blanche à écrire…

 

 

 

Prendre corps

magnifique !

 

Minutieux à l’extrême tel l’acte d’amour.

 

 

 

Tout doux

Bruissement du satin…

 

La lampe retient sa lumière

à l’ombre des corps mêlés

 

La nuit retient le temps

à l’infini retrouvé

 

Les mots brûlent

à la flamme des bougies

 

Chute vertigineuse

bang, bang

 

              Il faudra un petit matin

 

Un solo * funambule 29

Un livre…une rencontre de funambule avec Jean Genet.

Une lecture en pépites d’émotions, janvier 2011

 

Un danseur… Anjelin Preljocaj.

Des rencontres déjà, un rêve

 

Mai 2011 à Paris, Anjelin rencontre Jean…

 

Cet artiste exceptionnel a quitté en 2009, le temps d’un solo sa Compagnie pour se mettre en scène sur le texte de Jean Genet.

Il réedite la magie, je serai cette fois dans les premiers rangs, le livre serré contre moi.

 

J’en suis émue. Encore une trace, un fil qui se tend. Des chemins qui se croisent.

 

Ce serait

Ce serait un premier pas, un premier sourire.

Une naissance d’un autre soi. Un collage de soi sur soi. Ne plus sentir les bosses et les creux au toucher. Au toucher de ses doigts fins.

Ce serait un fil tendu qui bloquerait le passage. Une interdiction d’entrer à ceux de l’autre monde, celui d’avant.

Ce serait une musique douce comme du miel, une caresse délicate de bout du nez. Un battement d’ailes de papillon qui ferait écarquiller les yeux pour mieux se regarder.

Ce serait ce qui n’est pas

On peut…Z on peut non ?

On peut tomber de haut

Une chute vertigineuse

Le coeur s’arrête de battre

Les os se cassent

La mémoire fout le camp

 

On peut tomber de haut

Et par un clin d’oeil du vent

Planer dans un temps sans tic tac

Et se poser sans bobo

 

Le mieux est de tomber de très très haut

C’est d’ailleurs souvent le cas…

 

On sent le coeur s’emballer

Non pas par un amour sirop sucré con

Mais parce que l’on se sent encore vivant

Et puis par une magie des mains des funambules

On se retrouve en équilibre sur un fil

Bien sûr la chute n’est pas trouvée

On ne s’est pas défait des personnages de l’histoire

 

On a juste…

Senti la peur, la chute,

Dansé sur le fil

Senti les mains nous soulever

 

Et c’est rudement bien ! (point d’exclamation et non point final)