frottements * funambule 17

TxBrigitte2

Eh bien, il faudra les accepter et même les vivre au mieux ces questionnement, ces tiraillements. Il faudra encore et encore se frotter les hémisphères l’un à l’autre pour trouver le juste équilibre de soi. Des griffures aux joues et aux jambes que la vie nous fait souvent. A prendre les chemins de traverse, on croise les orties.

Je tiens ma tête ou plutôt le front. Parce que la juste derrière tout est là. Dans un lobe juste derrière se tient moi. Mon raisonnement, ma mémoire, ma pensée.  C’est là que se ferait la connexion entre les souvenirs anciens, le vécu du moment et le rêve aiderait à tout classer, à trier.

Je ne me souviens jamais de mes rêves…Peut-être pour cela que mes tiroirs ne tiennent pas fermés, que chaque griffure devient une crevasse. Que quelquefois mes valises sont si lourdes, que je fatigue. Un dysfonctionnement du cerveau ce serait que ce trop plein ?

Cette idée me plait bien, un dysfonctionnement qui serait là. Qui viendrait souffler sur la résignation, effacer la quiétude. Une affection qui me ferait chercher toujours, dans la lecture, dans l’ouverture vers les autres ce que je ne comprends pas et qui est là au fond. Un troisième oeil, niché dans la matière grise qui toujours m’épuiserait à chercher dans les mots ce qui ne se lit  pas ou n’est pas dit.

Un mal incurable qui me rendrait déraisonnablement vivante.  je pleure, je m’étonne, je Brigitte et je Zineb…

La vie est belle non ?


5 réflexions sur “frottements * funambule 17

  1. Paraît que tout est centralisé dans les lobes frontaux…Ah tu parles d’une poésie ! faudrait connecter ce neurone avec celui-ci et ce serait Brodway Palace. Plus d’émotions, de sensations, de sentiments, rien qu’une poche de matière molle et qui mousse. Les sentiments à l’endroit du coeur, je ne dis pas, mais là, juste ce neurone-là !!! je t’embrasse tout doux et je vais prendre un Doliprane.

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  2. J’entends bien ça, moi, quand tu écris : « Un dysfonctionnement qui serait là. Qui viendrait souffler sur la résignation, effacer la quiétude. Une affection qui me ferait chercher toujours.. » Cela dit, pas facile à vivre, ça !

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  3. beau texte Corinne ! très beau texte. Tiens, c’est étrange que tu ne te souviennes pas de tes rêves. J’aimerais bien, moi en ce moment qui me réveile avec ces images saignantes et sanglantes, booh, dégueulasse aussi et pas du tout poétique. Tout ça pour dire, rien à voir avec les tiroirs, comme tu le suggères. Les miens sont pas moins déglingués ! Mais oui, il y a toi, elle moi et les autres, et ça ça se choie. Je vous embrasse

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