Quoi

Y penser. Oui. J’y pense, penses-y.

 

 

 

 

Il y a des jours où l’on descendrait bien du train en marche. Travelling arrière. Des cendres. La page blanche qui se consumme là au fond du cendrier.

 

Va comprendre. je ne comprends pas non, rien à rien. Une bouillie dans ma cervelle.

Joie et douleur, c’est ce que l’amour engendre. Il nous faut porter armure, donc. Alors que l’amour devrait être un déshabillement, des solitudes unes à unes ôtées. Un désossement de soi, une liquéfaction du corps et des sentiments. Un philtre à élaborer, à s’abreuver jusqu’à s’en étouffer.
Choisir les armes de sa propre douce mort. Drapeau blanc. Une réddition. Le coeur peut se fendre. Un duel qui n’aura pas lieu, pas comptés, dos à dos. Un compte à rebours  à la vie à la mort.
Une inconcevable lutte. Un impossible choix.

Fuir

DEB, envie de l’écouter très vite cette chanson et puis le tempo des mots…comme des lames, des larmes

 

J’ai trouvé cette réponse de Gainsbourg…Une fausse excuse, je crois. Le voir là, un moment fort.

 

Je ne veux pas être passagère clandestine.

Hier

Expo Moebius finalement. Un trait de crayon époustoufflant. Une leçon du détail.

 

Et puis, et puis Opéra et on me vole mon iphone, là tout au fond de ma poche, dans un couloir du métro. On m’ôte ma musique, ma tendresse. On me vole vos noms, vos adresses, vos numéros de téléphone.Les notes que je prends et qui restent là en attente d’un texte. Une puce qui est morte dans l’instant d’après sans doute.

 

On est venu au plus près de moi, subrepticemment. Je me sens si triste pour un petit rectangle noir, qui contenait tout…

Je pèse mes 58 kilos et je t’aime

Pour toi ma douce.

 

J’aime la voix de Lavilliers. Elle est comme une main qui entrerait en moi et me nouerai le coeur.

 

 

 

Pour ceux qui ne connaissent pas, poème écrit par Blaise Cendrars dont Lavilliers est un inconditionnel.

la valise

Une valise qui court là ce matin sur le quai. Grise à roulette, un métal froid qui vrille le corps.

 

Une main qui la tient, longs doigts fins. Au bout de cette main un bras chemisé sous le manteau. 

Les épaules, une voute légère. Des épaules qui tremblent.

 

Silhouette élancée, cheveux grisonnants aux tempes. Un temps qui se fige.

 

Un départ annoncé, une fuite toujours. Pas pressés pour oublier ce qui pourrait être.

 

Des mots en noir sur l’écran, le coeur se fendille.

 

Tout est là, dans cette valise. Suis recroquevillée dedans.

Le mois de la photo

Durant tout novembre, expositions de photos d’artistes du monde entier ! Ce samedi direction la fondation Henri cartier Bresson pour découvrir Harry Callahan – variations.

 

         « Je voulais voir combien de photographies différentes je pouvais rassembler en jouant avec les variations d’une même idée »

 

         « La photographie est une aventure, tout comme la vie est une aventure. Si une personne veut s’exprimer photographiquement, elle doit absolument comprendre sa propre relation à la vie. »

 

  Mes impressions ce soir !

Noir sur blanc

Encore une nuit, encore des songes qui me tiennent éveillée. Pourquoi ne pas rêver en dormant ? Moins tortueux se serait pour moi. Je ne sais comment m’y prendre. Comment prendre le sommeil et rendre mes nuits moins blanches. Le noir des mots qui apparaissent sur l’écran me rassure.

Des nuits en noir et blanc, un cinéma de quartier. Il me faudrait, là, un pinceau, de la couleur à verser sur mes nuits et sur mes jours.