Ce matin

Baudelaire est toujours là

Ma peau est piquée de ses araignées

 

Oeuvres complètes de Rimbaud sous le bras

Je m’en vais ferrer les rails

 

Le gris de la pluie recouvre Paris

Ce matin

Baudelaire

Oui, « la loi du grand amour est rude pour qui s’est trompé de chemin »

 

 

 

Peut-on vraiment chosir un chemin, le suivre ou le quitter ? Où trouve-t-on la force ?

Partir peut-être mais pour où ?

Rester, oui, mais pour quoi ?

 

On ne sait pas toujours quelle trace suivre…

Quelques mots

 une pelote de mots          « Assembler quelques mots »

 

Comment dire ce qui ne se dit pas, quels mots trouver pour dévider l’écheveau de tous ces fils mêlés. 

Il n’y a pas de mots, je crois.

Juste une palpitation des coeurs, une émotion qui prend au dedans. Une déferlante qui chavire le présent.

 

Le concerto n°23 de Mozart lance les notes comme des mots légers, des mots qui n’existent pas dans notre langue. Une invention folle sortie des touches d’un piano. 

Des escarbilles qui viennent des profondeurs de la Terre, qui assèchent les larmes et brûlent les lèvres.

 

J’aimerais trouver les mots justes, ceux qui comblent l’absence, ceux qui effacent les instants non vécus.

 

Dis-moi, trouverons-nous un jour les mots, nos mots, ceux restés dans le puit de notre jeunesse. Dis-moi…

Mistral gagnant

 

Cette vidéo que je trouve là sur You Tube. Une émotion, je me souviens, quand leurs deux voix s’étaient mélées en 1982 pour les restos du coeur.

 

Et puis Renaud.

 

Et puis le temps qui nous file entre les doigts. Le temps est assassin dit-il. Nous venons d’en parler tout au long de cette journée…Ebranlée, là d’un coup d’un seul. Le hasard n’existe pas.

 

 

 

Et toi ?

Et toi que deviens-tu ?

 

Une petite question banale. Bien souvent une réponse qui l’est tout autant. Pourrait-on dire…

 

Eh bien moi,

Comment dirais-je ?

Je me bouscule,

Je me heurte à moi même

Je me dérange quelquefois

 

Je sors de mes marques

Je prends d’autres chemins

Je perce l’opercule

Je me brode des lendemains

Un chemin en contrescarpe

 

J’enlace de la lumière les reflets

Des crayons en guise de doigts

Je gomme les certitudes

Je dessine les pourquoi

Entre les ombres, une beauté

Alpiniste – 25/09/2009

Envie de voir le sommet, de grimper tout en haut
D’aller voir le ciel de plus près, toucher les étoiles

Envie d’aller voir si vous êtes déjà la-haut
Atteindrons-nous le sommet côte à côte
M’y attendez-vous déjà ?
Manquerons-nous d’oxygène ensemble ?

P.S. : j’ajoute un cadeau de Jean-Michel : « souvenir du Népal »


 

Alon Goldstein – Mozart’s Piano Concerto No. 23

Si peu

Le temps file entre nos doigts

Et même en resserant

Fort l’étreinte on ne retient rien

ou si peu

Il faut alors apprendre

Le bonheur du lâcher prise

 

Maxime le dit si bien…