Encore lui

Serge Reggiani

 

Il y avait si longtemps…pourquoi l’avais-je rangé si profondément en moi ? Je ne sais, j’écoute sans répit les chansons dont les paroles me viennent aux lèvres comme des caresses. Et je découvre aussi, des textes si beaux que les frissons me montent à l’âme.

 

 

m’écrire

Me coucher là sur la page blanche

Me déposer en arabesques

 

Des pleins et des déliés

Images de mon corps

 

Une encre noire couleur de nuit

Nuit noire dans ma tête

Dans un même souffle * funambule 9

 

Brigitte la magnifique a filmé… Ce tatouage de notre rencontre vous laissera mes amis peut-être indifférent, je ne sais pas.

 

 

 

 

Moi il me serre le coeur, un serrement qui pulse le sang vers le haut, qui irrigue. Mon cerveau et ma raison en sont saoûls…

 

Des calques qui se superposent, des rires qui se mêlent, des douleurs qui se fondent en une même ferveur.

 

 

 

 

Le présent froisse le passé, les larmes diluent les errances et le rire déplie la carte du Tendre.
Un océan de déferlantes, des contrées inexplorées, des brassées de fleurs odorantes. Un chemin s’est ouvert là devant nos pas de ballerines, une danse à quatre pieds, un adagio à quatre mains.
Je sais que nous atteindrons le sommet ensemble, et que lorsque nous manquerons d’oxygène nous ne nous lâcherons pas la main.
Dans un même souffle, une renaissance.

c’est quoi le désert ? * funambule 8

Le désert ce serait… Image2.jpg

                         ne pas chercher,

                         enfermer les mots,

                         ne pas oser la caresse,

                         garder les yeux fermés

 

Le désert ce serait…

                        la mouvance de la matière,

                        le moulage de nos corps,

                        l’effacement de nos traces,

                        l’ivresse des infinis

 

Le désert ce serait

                       cette plage immense,

                       cet espace intemporel,

                       cet instant si pur,

                                               nos retrouvailles

 

 

Oui, tu as raison une épreuve du temps qui nous fait nous attendre et une preuve… un mirage qui devient réalité, une communion 

 

Le sable s’engouffre dans mes yeux et l’eau si précieuse me coule à flot.

 

Cette vidéo que je viens de regarder en boucle est magnifique.

 

« dis, c’est quoi le désert ? » 

BG – DEB

  link              

La femme à tiroirs * funambule 7

IMG_0255.JPGIl fait trop lourd ce soir, corps moite, l’orage est tout près sans doute.

 

Déjà un peu en moi, je le sens… »quelque chose qui tremble » , les lames des patineurs

ne sont pas loin de mon coeur.

 

Un trop plein d’émotions qui me monte encore aux yeux

 

Une silhouette qui me suit pas à pas dans la lumière.Les mots sont encore accrochés

dans les arbres de la Place. Mon corps de papier mâché s’est imprégné de tes couleurs.

 

 Les volutes blanches ont emporté ce qui était sous clé. L’empreinte de ma bouche rouge sur le filtre

blanc est posée dans le caniveau. 

 

Je me regarde, mais qui suis-je donc ?

 

 

 

Je suis la femme à tiroirs, à tiroirs ouverts ce soir…

Les Roms

Roms, gitans, manouches, romanichels, gens du voyage, tziganes…Tant de termes pour contenir ce qui fait peur depuis des décennies.

Reconductions à la frontière pour les uns, des titres de circulations et des aires d’accueil pour les autres

 

Le français est râleur, l’italien dragueur, le portugais maçon, le juif profiteur et le Rom voleur… Arrêtons ces foutaises !

 

Pourquoi vouloir toujours à tout prix rester sur des termes génériques et ne pas aller à l’humain, à la personne ? Qu’apprenons-nous à nos enfants ?

 

Moi je garde…

 

 

VanGogh

 Van Gogh – Les roulottes campement de bohémien   

 

et…

 

Jean Ferrat – Les nomades et les derniers tziganes

 

 

 

  Nous avons l’Histoire derrière nous et savons à quoi tout cela mène…

 

 

Il faudra leur dire * funambule 6

Station La Motte Piquet Grenelle

Seize heures à ma montre

J’allais au devant d’elle

 

Un rendez-vous de cinéma

On aurait dit

De ceux auxquels on ne croit pas

 

Place des Vosges, gorge sèche

Silence, on tourne

Sous les arcades, je la cherche

 

Elle est là, silhouette découpée au cutter

Elle se tourne, me sourit

Elan commun, mon coeur se serre

 

Nos corps s’étreignent

Le rimmel fout le camp

Les rires se mêlent

 

Quatre heures passées

Long métrage

A parler, à se regarder

 

Pas de texte à réciter

Juste des émotions, des mots

Des petits cailloux semés

 

Une éternité, une vie, un instant

A Paris un vingt août

Pas besoin d’écran géant

 

                      Il faudra leur dire…